Être présent partout, conseillent surtout ceux qui vendent les plateformes.
Pour une marque de cosmétiques qui vise les 18 à 25 ans, multiplier les réseaux a du sens. Son public est dispersé et passe d'une application à l'autre plus vite qu'on ne publie.
Le problème commence quand une PME qui fabrique des vannes industrielles ouvre un TikTok, un Instagram, une chaîne YouTube et une page Facebook, parce qu'une agence a parlé d'« exister partout ».
La personne seule au marketing alimente désormais cinq vitrines dans une rue où les clients ne passent jamais.
Rappel utile : votre client n'est pas partout. Il est quelque part. Un acheteur industriel lit LinkedIn, sa presse spécialisée, ses courriels, et il va sur les salons. Le reste du temps, il travaille.
Tout pêcheur le sait. On ne disperse pas ses lignes dans cinq lacs pour voir. On apprend où le poisson se nourrit, à quelle heure, et on y revient avec patience.
Être partout n'est pas une stratégie de distribution. C'est une stratégie d'épuisement.
Choisissez plutôt deux canaux où vos acheteurs passent vraiment, et nourrissez les avec régularité et profondeur.
Quant aux comptes que personne ne regarde, pas même vous, fermez les sans regret.
Mieux vaut être attendu à un endroit qu'oublié à cinq.


