Si vous avez étudié le marketing à HEC ou à l’uni, on vous a probablement appris à analyser le marché, identifier un besoin, y répondre et le soleil va briller.
On vous a appris à être “market drivé”.
Pas de mal à ça, la plupart des entreprises, (peut-être trop), sont construites sur ce modèle. Être market drivé, c’est s’adapter à la demande existante, répondre aux besoins actuels et suivre les mouvements des concurrents. Dans ce cas, le marketing a souvent une influence limitée sur la chaîne de valeur. Vous êtes un prix avant d’être une marque.
À l’inverse, vous pouvez remettre cette approche en question.
Vous pouvez choisir de porter la casquette du leadership. Vous pouvez créer une nouvelle demande et inverser la dynamique de celui qui attend l’autre. Prendre des risques construit aussi le capital de marque, tout comme introduire des extensions de ligne ou de catégorie inattendues. Car la marque devient alors le moteur des ventes, et non plus seulement le produit. Le marketing supervise toute la chaîne de valeur. Le marketing c’est pas de la comm, c’est l’architecte de l’entreprise.
Prenez 30 secondes pour penser aux deux géants orange suisses C/M et demandez-vous lequel porte quelle casquette.
Encore une fois, vous pouvez suivre le marché, pas de problème. Vous êtes à l’abri des critiques et des faux-pas. Mais vous êtes aussi à l’abris que vos clients vous identifient clairement comme leur marque favorite, et les priver d’une histoire à raconter. La vôtre.
Accepter le rôle de leadership ne demande pas nécessairement de repartir de zéro. Cela demande surtout de poser les bonnes questions, de défendre quelque chose, avec une cohérence globale.